Du backspin, monsieur Jourdain, du backspin...

Comme tous les joueurs de golf, vous avez déjà vu vos partenaires s’extasier devant un champion réussissant lors d’un tournoi à bloquer sa balle sur un green en un temps record, en lui imprimant un effet digne du billard artistique. Cet effet, qui permet à la balle de faire machine-arrière une fois posée au sol, a un nom : il s’agit du backspin*.

Du backspin, monsieur Jourdain, du backspin...
A son sujet, tout a été dit mais les golfeurs se refusent encore à retenir l’essentiel, à savoir que le backspin est un effet involontaire !

De quoi est-il fait, d’ailleurs, cet effet si spectaculaire ? De la combinaison de plusieurs facteurs eux-mêmes relativement simples.

En tête de ces éléments se trouve le loft du club. Pour rappel le loft est l’inclinaison que propose la face du club à la balle. Le loft se calcule en degrés par rapport à la verticale et c’est lui qui décide majoritairement de la hauteur du coup. Or toute balle percutée par une surface inclinée est vouée lors de l’impact à remonter le long de cette inclinaison. C’est cette "remontée" à contre-sens qui crée l’effet de backspin et il est clair que plus cette inclinaison est importante plus la balle remontera aisément sur la face du club, emmagasinant ainsi un maximum de rétro.

De ce fait, les clubs très "loftés" comme le Pitching wedge ou le Sand wedge se présentent comme les meilleurs prétendants à l’effet de backspin tandis que le Driver, au loft si faible, se...